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Les écoles du Tampon, premières victimes de la baisse des contrats aidés

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Les écoles du Tampon,

premières victimes de la baisse des contrats aidés

 

La rentrée scolaire au Tampon a été au cœur de l’actualité. La Commune a subi de plein fouet la diminution massive des contrats aidés.

Malgré cette contrainte, les 11 000 élèves accueillis dans les 40 écoles du Tampon demeurent une des grandes priorités de la municipalité.

Rappel des interventions de la Commune depuis 2014 :

Le bâti scolaire (rénovation des équipements, dortoirs, remise aux normes, confort thermique, réhabilitation pour 20 millions d’euros...)

La Restauration scolaire (1 350 000 repas sont servis chaque année, menus élaborés avec une diététicienne, sandwiches distribués le mercredi sans augmentation de tarif...)

Les innovations tamponnaises (tableaux numériques interactifs, Plan Anglais pour les élèves de maternelle, 10 000 livres distribués, classe passerelle, Formation aux gestes de premiers secours...)

Le fonctionnement des écoles :

ATSEM : grâce à l’intervention des contrats aidés, la Commune était allée au-delà de ses obligations légales pour accompagner au mieux les élèves avec une ATSEM par classe. C’est cela qui est remis en cause par la suppression des contrats aidés

Garderie : des garderies du soir ont été mises en place, en plus de celles du matin

Tout cela a été possible grâce à la volonté politique du Maire et de sa majorité municipale et à la mobilisation importante de contrats aidés.

Le recours aux contrats aidés est un choix délibéré pour les raisons suivantes :

- Favoriser le partage du travail pour tenir compte de la gravité de la situation sociale

- Choix d’efficacité pour démultiplier les moyens (152 contrats aidés intervenaient comme aide-maternelles, 142 comme agents de restauration, 182 comme surveillantes)

- Choix budgétaire, de ne pas augmenter les impôts.

Ce choix a d’ailleurs été approuvé par l’État qui incitait les communes à recourir aux contrats aidés, qui compense la faiblesse des dotations budgétaires. DGF : 59 euros par habitant pour les communes des DOM, contre 153 euros par habitant pour les communes de Métropole.

Le coup de massue : tout cet édifice a été remis en cause en quelques jours par la diminution importante et brutale des contrats aidés.

La Commune du Tampon a été victime, comme les enseignants, les parents et les élèves de cette décision du Gouvernement.

Au Tampon, les difficultés ont été plus importantes que dans les autres communes, car :

- le nombre de contrats aidés intervenant dans nos écoles était plus élevé

- les contrats faits sur la base de l’année scolaire précédente sont majoritairement arrivés à échéance au 31 juillet

=> Obligation pour la Commune de tout réorganiser en quelques jours avec 200 contrats aidés en moins dans les écoles.

La Commune a choisi de maintenir :

- Les garderies du matin et du soir pour répondre aux préoccupations des parents

- La restauration scolaire, même si c’est une compétence facultative.

Concernant la question des ATSEM, pour faire face à la suppression des contrats aidés, la Commune a agi selon le cadre légal : il n’y aucune obligation d’avoir une ATSEM par classe. Dans la majorité des communes de Métropole il n’y a pas une ATSEM dans chaque classe.

La municipalité a décidé un effort budgétaire exceptionnel, dans le respect d’une triple contrainte :

- Ne pas augmenter les impôts locaux

- Ne pas dégrader les comptes communaux qui sont aujourd’hui sains, mais qui étaient déficitaires il y a quelques années

- Tenir compte des coupes budgétaires décidées par le Gouvernement, qui pèsent sur les collectivités locales.

Le Conseil Municipal a pris sa décision après avoir reçu les parents d’élèves (80 représentants des 40 écoles).

Des agents supplémentaires ont été recrutés pour renforcer les effectifs des ATSEM.

Ainsi, une aide maternelle interviendra pour deux classes de Très Petite, Petite et Moyenne Section (ce nombre pourra être réajusté à l’entier supérieur selon le nombre de classes, à l’exclusion des classes de Grande Section).

La Commune est consciente que ce résultat reste en-deçà de ce qui prévalait les années précédentes. Le moyen d’y remédier sans augmenter les impôts ni endetter la collectivité, c’est le déblocage de contrats aidés supplémentaires par l’État.

L’effort important de la Commune du Tampon doit désormais être complété par un effort de l’État.

La Commune appelle la communauté éducative et l’ensemble des élus à se battre à ses côtés pour obtenir de l’État une plus grande implication. Tous ces problèmes découlent de la décision de l’Etat de diminuer les contrats aidés.

Cette bataille est décisive car elle n’est que la première manifestation de la crise des emplois aidés. Au Tampon, près de 800 contrats aidés arrivent à échéance d’ici le 31 décembre 2017, notamment dans les secteurs sensibles de l’entretien des routes et de la préservation de l’environnement.

Cette crise concerne toute La Réunion : près de 10.000 contrats aidés ont été supprimés en 2017, avec de graves conséquences sur le plan du chômage et de l’activité économique.

Cette crise va s’amplifier, car on ne change pas de modèle économique et social en quelques mois.

 

 Le Communiqué ICI